Laboratoire de Recherche en Audiovisuel – Savoirs, Praxis et Poïétiques en Art (EA 4154)


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Laboratoire de Recherche en Audiovisuel (LARA)

Equipe "Laboratoire de Recherche en Audiovisuel" (LARA) (depuis l'évaluation HCERES, le LARA-SEPPIA est divisé en deux équipes internes : LARA et SEPPIA)

Responsable de l'équipe : Pierre Arbus

L’équipe est essentiellement orientée vers la mise en œuvre et l’exploration des formes autonomes, avec une activité de réalisation de film, de production de textes, d’invention de dispositifs comme activateurs et vérificateurs scientifiques. Elle s’appuie naturellement très largement sur la polyvalence de ses membres qui, pour la plupart, articulent des activités d’enseignement de la création à l’ESAV (Ecole Supérieure d’Audiovisuel), des réalisations filmiques, et des activités de pratiques herméneutiques autour des œuvres audiovisuelles. La structuration de l’équipe en Ateliers invite à la reconnaissance de cette spécificité de la recherche dans les disciplines artistiques, à savoir la tension créatrice de toute activité de chercheur, qu’elle concerne la réalisation de film, la production de texte, la fabrication d’images et de sons, ou le questionnement autour de la pédagogie en arts. Pensée verbale et pensée manuelle visant ainsi à parvenir à la symbiose, à travers la valorisation d’une complexité qui s’appuie sur la transversalité de tout trajet en création-recherche.

a) Atelier Opérateurs, formes autonomes et cré"ation collective

Responsable : Bérénice Bonhomme

Cet atelier regroupe des participants qui se revendiquent quasi tous comme créateurs-chercheurs, et ont engagé pour les 5 ans à venir des projets qui s’appuient sur une articulation envisagée comme un va-et-vient entre création audiovisuelle d’une part, et un questionnement sur les différents opérateurs de la réalisation filmique d’autre part, dans la perspective d’invention de formes autonomes et de dispositifs spectaculaires, propres à nourrir les champs de la connaissance et des usages spécifiques.   

 Les projets engagés :

·       La création collective : Cette thématique vise donc à s’interroger sur une pratique collective du cinéma. Certes la création relève d’un créateur : le réalisateur. Mais les partenaires d’expression, comédiens, monteurs, scénaristes, opérateurs, décorateurs, sont à inclure dans le processus de création pour que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice, comme, dit-on, ce fut le cas pour la fabrication des films les plus marquants. Pensons à l’opérateur de Rohmer, au le monteur de Pialat, au scénariste de Buñuel…

Le chantier est vaste, car, il s’agit de remettre au cœur de la réflexion tout ce qui a été trop vite qualifié de purement « technique » ou « artisanal », quand, au cinéma, la frontière entre art et artisanat est tout à fait poreuse.

·       Les récits de la mémoire  : c’est de la rencontre entre des historiens (Rolande Trempé, Jean-Louis Dufour), des sociologues (Monique Haicault) et des cinéastes et chercheurs en esthétique du cinéma (Guy Chapouillié, Claude Costes, Georges Mailhos, Hubert Guipouy) qu’est né ce projet il y a près de 30 ans. Il a, depuis, favorisé de nombreuses articulations entre Histoire et Représentations audiovisuelles, par le biais de la construction des récits et de l’étude de leur réception. Plusieurs thèmes ont été abordés jusqu’à présent : la part de la résistance dans la 2ème guerre mondiale, l’exode espagnol des années 30 / 40, les films de la Continental, dont l’analyse a permis la mise en lumière d’une constante scénaristique marquée par l’idéologie de la collaboration, les représentations imaginaires de la Grande Guerre comme dénonciation d’un scandale, les conflits sociaux en France, conflits internationaux, exploitation des archives audiovisuelles… Une quarantaine de film ont été réalisés, ainsi que de nombreux colloques, journées d’études, accompagnement de projection. Avec notamment la contribution à la naissance de l’association Les états Généreux du cinéma de villages (mémoires ordinaires rites et pouvoirs).

·       Voix et paroles : 2 pôles qui convergent et se croisent organisent ce chantier : le premier sur la naissance du cinéma audiovisuel et ses conséquences esthétiques et industrielles, avec les formes de paroles qui actuellement en découlent. Le deuxième s’intéresse à la communication parlée, plus précisément sur le contenu émotionnel de la voix. Organisation et participation annuelle à la journée mondiale de la voix en collaboration avec des chercheurs des domaines de la médecine et de la psychologie.

·       Fictions du réel et territoires de l’imaginaire : Dans la création et l’analyse des formes où ces liens trouvent à s’exprimer, et des enjeux qu’il soulèvent, l’approche se veut esthétique. Esthétique, nous l’entendons au sens poïétique (les dispositifs de création mis en œuvre), mais surtout au sens des modes de perception et des régimes d’émotion (Rancière) qui nous amènent à construire l’œuvre, une pensée de l’art et des objets de l’art. Cette approche accorde à ce titre une large place au poétique, en un sens, là, à la fois textualiste, ou faudrait-il dire filmologique, et spéculatif (Pinson). On s’inscrit ainsi dans le courant de la pensée figurale des formes filmiques, cette « levée du visible » (Vancheri) instituant que les formes ne pensent pas en elles-mêmes (tentation parfois bazinienne), mais selon un processus spécifique de distribution, d’agencements et de résonances composé à des fins sensibles.  

·       L’Impensé volontaire : Il s’agit d’un travail en création-recherche autour de la notion d’impensé volontaire dans le film : comment se constitue à travers une création nourrie de réel, dans une posture de créateur-chercheur qui, à la fois, invente et documente l’univers cinématographique qu’il propose, un imaginaire de résistance susceptible de faire du cinéma un mouvement anticipatif de réengagement de la civilisation, du progrès, de la pensée, de l’audace, de l’invention et de l’édification collective.

Le cinéaste, en filmant le réel où il déroule son histoire (espace, structures sociales – le village, la ville, la route, la salle de cinéma, le café, la maison, la ruine, le rucher, l’école – paysage, visages…) dépose dans la verticalité de sa construction audiovisuelle (image / son) des fragments à l’apparence d’impensé, comme s’ils « se trouvaient là », faisant parti de l’endroit et du temps où l’on filme, ne paraissant ni du décor, ni de l’accessoire, ni de l’ambiance sonore, mais simplement – ou, plus justement dans une forme de pensée complexe – parce qu’ils tissent entre eux et avec le « pensé », « l’organisé » de l’écriture filmique, un réseau de résonnances signifiantes qui manifestent – littéralement : l’invisible, l’indicible, l’imprévisible, l’improbable, l’interdit, l’inimaginable…

 

b) Atelier Ecritures et herméneutiques

Responsable : Pierre Arbus

La création-recherche est évidemment fondée sur des ancrages forts qui s’appuient périodiquement sur une herméneutique des œuvres audiovisuelles, et sur une recherche menée simultanément avec son écriture. L’Atelier sera ici producteur de textes, oraux ou écrits, sur, pour, avec, le cinéma, textes engagés, voire militants, comme parti pris visant à problématiser la notion d’aesthesis, tout en revendiquant la multiplicité et l’autonomie des sujets, spectateurs de l’œuvre audiovisuelle, contre l’idée d’un spectateur générique et consensuel.   

Principales thématiques :
- Essais, traités, manifestes
- Accompagner le film
- Paroles d'oeuvres


c) Atelier Enseignement et partage des savoirs

Responsable : Frédéric Tabet

Les équipes LARA et SEPPIA du LARA-SEPPIA s’appuyant très fortement sur des structures de formation en création-recherche (ESAV et formations Couleur, Image, Design de l’Université Toulouse – Jean Jaurès), chacun de leurs membres, enseignants et créateurs chercheurs, mène de manière continue une réflexion autour de la pédagogie dans le domaine de la réception et de la fabrication des films, pour des publics allant d’élèves du secondaire à des étudiants en voie de professionnalisation. Il s’agit bien d’une démarche qui tente d’enseigner l’articulation de la réflexion autour des œuvres et des outils avec une pratique ou une expérimentation, et susceptible de déboucher sur l’exercice sagace et pertinent d’un métier, créatif, ou en lien avec la diffusion des savoirs et la médiation culturelle.   

Principales thématiques :
- La pensée manuelle
- Le film pédagogique
- Création-recherche et technologies numériques : enjeux et méthodes
 

d) Atelier Arts Numériques

Responsable : Gilles Methel

depuis 10 ans la numérisation de tous les supports audiovisuels  (photographie, cinéma, son) a profondément bouleversé le domaine de l’audiovisuel. Ceci a touché aussi bien les outils de la fabrication des images et des sons que leur esthétique. Depuis quelques années, le concept de transmédia lié la multiplication des supports audiovisuels numériques : télévision, Internet, téléphone, tablette, affecte également les champs de diffusion « traditionnels » de l’audiovisuel. C’est ce double enjeu du faire et de la diffusion que cet axe de recherche de l’équipe LARA du LARA-SEPPIA se propose d’interroger aussi bien dans les champs de l’esthétique, de la poïétique et, dans une certaine mesure, de la réception.

Prinpales thématiques :
- Infographies et effets spéciaux
- Décor : perspective et architectrure
 


Les publications


Les colloques



 

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